Mises à pied massives confirmées à Énergie atomique du Canada
Les employés d'Énergie atomique du Canada disent que le nouveau propriétaire de l'agence fédérale, SNC-Lavalin, leur a confirmé qu'il mettra à pied de 800 à 900 d'entre eux.
Les syndiqués sont ressortis bredouilles d'une rencontre de trois heures mardi avec la firme d'ingénierie.
Il n'est pas clair pour l'instant où auront lieu les compressions au pays, mais il semble que les employés de bureau et de laboratoire à Mississauga seraient touchés.
Ottawa avait confirmé la vente d'EACL le mois dernier, pour la somme de 15 millions de dollars.
Perte d'expertise
Les mises à pied touchent 450 scientifiques de haut niveau, selon la Société des ingénieurs professionnels et associés, qui représente les employés.
Le regroupement affirme qu'il s'agit d'une grande perte d'expertise pour le Canada.
L'association professionnelle affirme même que ça pourrait mettre en péril l'aboutissement de projets en cours au Nouveau-Brunswick, en Ontario, en Corée du Sud, en Argentine et, éventuellement, à la centrale Gentilly-2 au Québec.
Selon le syndicat, EACL paie déjà des heures supplémentaires aux ingénieurs et en embauche d'autres à forfait pour terminer certains projets industriels.
Marius Vartolomei, de la Société des ingénieurs, ne voit pas comment SNC-Lavalin pourra maintenir les activités au même niveau en sabrant ainsi les effectifs, qui passeront d'un peu plus de 2000 employés, aujourd'hui, à 1200 à compter du 1er octobre.
Couperet dans l'administration
Le départ de 450 ingénieurs et scientifiques représente une diminution de 38 % de cette catégorie de travailleurs.
Les gestionnaires et le personnel de soutien sont encore plus touchés. Ils représentent près de 60 % des postes abolis.
La compagnie SNC-Lavalin s'est refusée à tout commentaire.


